Le cap du fer, lou cap herré en gascon, à cause de l’alios, cette roche rouge et ferrugineuse du sous-sol. Le village est né tard : en 1908, l’État a morcelé une partie de la forêt domaniale et vendu les lots à bas prix ; le quartier des 44, près du sémaphore, garde le nom des quarante-quatre hectares ainsi partagés. En 1918, les Américains y ont installé une base d’hydravions pour traquer les sous-marins : la plage des Américains s’en souvient.
Le phare, reconstruit en 1947 et classé monument historique, culmine à 53 mètres : 258 marches, et au sommet le Bassin, la Dune du Pilat, l’océan et les villages ostréicoles d’un seul regard. À ses pieds, le blockhaus du Mur de l’Atlantique abrite une exposition sur Augustin Fresnel et ses lentilles. Depuis 1952, le Petit Train relie le marché à la plage de l’Horizon à travers la pinède, deux kilomètres en dix minutes. À la Pointe, quelques hectares de sable séparent le Bassin de l’océan ; l’Abécédaire des Dunes, vingt-six panneaux, un par lettre, raconte la faune, la flore et les traditions du cordon dunaire.
On a beaucoup écrit sur le Cap Ferret « chic », ses comédiens et ses villas cachées sous les pins. Il reste surtout un village peu bétonné, où l’on va à vélo du marché aux plages du Bassin, le Phare, le Centre, les Américains, et aux plages océanes, l’Horizon, le Truc Vert, la Garonne.
À voir, à faire
- Le phare et le blockhaus
- Le Petit Train, jusqu’à l’Horizon
- La Pointe et le Mimbeau
- Le marché et le quartier des pêcheurs